OCTOBER SPRING

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Lorsqu’on apprend à connaitre un individu, qu’on ose regarder autrui en temps qu’autrui, qu’arrive-t-il lorsqu’on fait face à quelqu’un qui se réinvente à notre image? Comment accepter le fait que l’identité peut aussi devenir un mensonge reconstitué dans un but précis? À quel degré l’image prend-elle une importance significative?

« Love is… to fall in love with yourself. » – Name not mentionned

Dans cette série j‘aborde la notion d’identité dans le cadre des relations intimes, perverties par le trouble psychologique du pervers narcissique. En relatant ma propre expérience, j’entreprends de questionner la notion d’ « identité véritable», celle que l’on croit percevoir comme l’essence d’une personne, qui peut s’avérer aussi trompeuse que vraie.

Dans cette série, j’exprime les remises en question, les dérives ainsi que les cicatrices qu’elles ont laissées sur moi. À la fois envoutante et simulant à tout moment le rêve ou la quête d’un idéal, souvent confondu avec passion contre violence, amour et manipulation. October spring relate les récits d’une histoire cauchemardesque qui débuta entre naissance et mort pour laisser place à quelque chose d’autre.

En attribuant à ce travail une forme d’installation j’entreprends de reconstruire l’idée de la mémoire, des souvenirs que l’ont tente de rabouter ensemble pour réussir à y voir plus clair dans toute cette mascarade. Les images projetées s’approprient la notion d’une apparition qui ne dure qu’un bref moment en suscitant l’insaisissable ainsi que l’immatériel. L’idée de trous reflète ma propre expérience quant à comprendre ou résoudre une situation alors que l’information nécessaire pour étaler un portrait complet m’avait simplement glissé entre les doigts ou ne m’avait simplement jamais été révélée. 

 

Celui qui a bandé les yeux de votre conscience

vous guide pas à pas vers le gouffre,

marcher en ligner droite pour rencontrer,

confusion de l’être et rien de plus,

une fois avoir touché le fond,

regardez vers le haut,

ou il sera

 

When you get to know an individual, you dare to look at someone else, but what happens when you face someone who reinvents themselves in your image? How can one accept the fact that identity can also become a lie reconstituted for a specific purpose? How important is the image?

In this series I approach the notion of identity in the context of intimate relationships perverted by the psychological disorder of the narcissistic pervert. As I recount from my own experience, I begin to question the notion of  » true identity  », the one we think we perceive as the essence of someone who can be so misleading. In this series, I explain the challenges, the drift and the scars that this relationship has left on me. At the same time captivating and simulating at all times the dream or the quest for an ideal, often confused with passion against violence, love and manipulation. October spring tells the stories of a nightmarish story that began between birth and death to make room for something else.

By attributing to this work a form of installation I undertake to reconstruct the idea of ​​memory, memories that have tried to tie together to succeed in seeing more clearly in all this masquerade. Projected images appropriate the notion of an apparition that lasts only a brief moment, eliciting the elusive as well as the immaterial. The idea of ​​holes reflects my own experience of understanding or solving a situation when the information needed to display a complete portrait had simply slipped through my fingers or had simply never been revealed to me.

 

Who has blindfolded your conscience

guides you step by step to the abyss,

walk straight ahead to meet,

confusion of being and nothing more,

once you have hit the bottom,

look up,

where he will be