«A place for relating to»

 
 
 

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Installation dessin, papier vélin, plexiglass, cadre de bois, illuminé au LED, à l’encre gel. Dimension 124×90,5cm
 
Naît de la contemplation le désir de l’ailleurs, celui d’entreprendre un voyage qui n’a ni queue ni tête, qui ne se dessine pas sur une carte ni à l’horizon, mais à la limite de l’accessible ou même de l’intangible. Mon dessin présente une réflexion poétique où je me mets à la place de l’autre, à la place de l’être qui est plus petit que moi, qui ne pense pas comme moi, qui n’a pas décidé d’être où il se trouve aujourd’hui et qui trouve son habitat naturel dans la source principale qui constitue notre corps : l’eau. A place for relating to fait office de lieu de naissance et même de la mort. Le détail des textures aquatiques dessinées à, l’encre gel, valide l’acte de présence des êtres, qui scrutent chaque jour le même environnement ou sous une lumière, parfois différente. La revisitation, ou la répétition d’éléments sont des techniques que j’utilise à profit dans ce dessin pour témoigner de la beauté banale de ces gestes. L’utilisation du papier Velum rappelle une vue aquatique trouble, non totalement translucide, qui révèle ou non son contenu.Je laisse le spectateur choisir s’il s’agit d’une beauté cruelle que l’on contemple ou de quelque chose qui renaît chaque jour et qui évolue sans même que l’on s’en aperçoive. Reste à voir… Vivons-nous de ce que nous contemplons ou serait-ce celui qui contemple qui fait vivre ce qui l’entoure?
 
 

1. Wikipédia. (Traduction libre) Le terme « aquarium », inventé par le naturaliste anglais Philip Henry Gosse, combine la racine latine aqua, qui signifie eau, avec le suffixe -arium, qui signifie « A place for relating to » (un lieu de relation à). Référence en ligne, disponible au : https://en.wikipedia.org/wiki/Aquarium. Consulté le 2 février 2019.
2. Italo Calvino (1972), Les Villes invisibles, Paris, Seuil; autre édition consultée : 1996, coll. « Points ».